Confinement : apprendre à vivre autrement


Conseils bien-être, COVID-19 / mardi, mars 17th, 2020

Temps de lecture estimé : 4 à 5 min.

Nous sommes tellement habitué à avoir la tête dans le guidon au quotidien que nous ne nous rendons même plus compte d’une chose : nous avons arrêté de vivre.

Dès notre entrée dans la vie active … en fait non, que dis-je ! Dès notre entrée dans le système scolaire, nous entrons également dans la boucle infernale métro/boulot/dodo. Nous nous levons le plus tard possible pour grappiller de précieuse minutes de sommeil, nous nous préparons très vite, sautons dans nos moyens de transport, travaillons toute la journée, rentrons épuisés physiquement et/ou moralement, nous tentons d’avoir une ou deux activités sociales et/ou sportives et nous dormons. Le week-end et les vacances nous apparaissent comme le saint Graal, les seules bouffées d’air frais nous permettant de profiter réellement de la vie.

Lorsque je suis arrivée au terme de mon contrat, et donc me suis inscrite au chômage, j’ai constaté que, loin d’être une malédiction, j’avais une occasion unique de réapprendre à vivre !

Alors oui bien entendu, les premiers jours ont été terribles : j’ai commencé par faire des grasses matinées, lézarder toute la journée devant des séries/films …puis je n’ai plus su comment m’occuper. J’angoissais de n’avoir rien à faire. Aucun impératif d’horaire, de lieu où me rendre, d’ordre dans lequel faire les choses … la liberté qui m’était offerte me terrifiait. J’avais cette sensation d’être un lion en cage et je stressais, beaucoup.

Puis j’ai réalisé que j’étais en fait sortie du cadre, du cycle métro/boulot/dodo.

J’ai d’abord décidé d’en profiter pour faire toutes ces tâches que je reportais sans cesse au lendemain, aux week-end, aux vacances etc …
Après que l’appartement ai été entièrement nettoyé, les armoires triées, les habits raccommodés et les meubles réparés, je me suis de nouveau mise à tourner en rond.

Deuxième prise de conscience : je m’étais occupée de mon intérieur, mais qu’en était-il de mon « intérieur » ?

J’ai commencé à tenir un journal de bord avec mes objectifs de vie et les tâches quotidiennes à accomplir pour les atteindre, en mode « To do list » (oui, je suis comme ça, j’ai besoin d’écrire les choses pour me motiver à les faire ^^’).
J’ai ainsi :
– rééquilibré mon sommeil
– mis en place des routines matinales, incluant méditation, sport, petit déjeuner etc …
– mis en place des défis alimentaires : semaines sans chocolat, jeûnes, cuisiner des restes, manger moins de viande etc …
– pris le temps de revenir à mes passions artistiques : l’écriture, le chant, la danse, la lecture …
– découvert de nouvelles passions : développement personnel, pâtisserie …
– appris à me découvrir et à vivre avec moi-même.
Évidemment cette liste est non exhaustive.

Petit à petit, j’ai découvert les choses qui me correspondent vraiment, aux rythmes qui me convenaient. J’ai considérablement diminué mon niveau de stress, apaisé mes relations avec mon entourage et surtout avec moi-même. J’ai appris à relativiser les choses aussi.

Voyons cette période de confinement comme une aubaine, une chance de réapprendre à vivre.

Vivre est différent de survivre. Nous négligeons bien trop souvent la personne que nous sommes réellement au profit de celle que nous devons être. Nous nous conformons à des personnages : celui du travail, celui en famille, celui en société … Quid de celui que nous sommes, derrière les masques, les conventions ? De quoi a-t’on réellement envie, besoin ? Nous écoutons nous assez ? Prenons-nous le temps d’aller bien, d’être heureux ?

Aujourd’hui nous n’avons pas le choix. Il ne nous est plus aussi facile d’aller travailler, nous sommes même pour la plupart en chômage partiel. Nous voilà en mode « jour de pluie en week-end » : nous ne sommes autorisés à sortir uniquement pour les premières nécessités. Plutôt que de se morfondre pour combien … minimum 15 j ? Probablement plus ? Pourquoi ne pas en profiter pour assainir notre mode de vie, réapprendre à s’occuper, apprendre à se connaître soi-même ?

Je suis persuadée que la plupart d’entre nous ressortirons grandi de cette expérience. Profitons-en !

Jennifer

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