Je t’ai sauvé, aime moi !


Conseils bien-être / dimanche, août 18th, 2019
Cet insecte se noyait. L’auriez vous sauvé ?

Qui n’a jamais rencontré dans son entourage une personne profondément altruiste, enclin à aider son entourage, au point d’en conditionner leurs relations ?

Il s’agit là du syndrome du sauveur. Décrit comme un désordre psychologique, le « soigneur » aide son prochain dans le but de recevoir gratitude et attention. Dans un cas extrême, il peut même penser qu’il s’agit du seul moyen dont il dispose pour se faire aimer, voir même pour exister !

Cette relation est généralement malsaine puisqu’elle implique une co-dépendance mais ça peut aller encore plus loin. Le soigneur, en mal d’âmes perdues, peut aider la personne contre son gré ou encore pire, déclencher le mal-être.

Ce syndrome est souvent présent chez les professionnels de santé ou de bien-être (mais pas que !). Bien que l’altruisme soit une qualité essentielle à ces professions, la dépendance au « merci » et traitement en héros ne doit pas être le moteur.

Le sauveur doit avant tout apprendre à voir sa valeur indépendamment de son rôle. Oui, il peut être aimé même si il ne vole pas au secours de tout le monde. Ça n’enlève en rien à son savoir faire, son savoir être et son identité. Son rôle de sauveur est loin d’être l’intégralité de son être.

Mais il doit également comprendre autre chose : il ne peut pas aider tout le monde. Tout le monde n’est pas forcément prêt à être aidé, ni n’en a forcément besoin. Souvent le travail nécessite avant tout un premier travail de la personne sur elle-même, une acceptation de sa situation et une volonté de changement. Il est même possible qu’elle s’en sorte parfaitement seule, à son rythme. Dans ce cas, il est même salutaire de la laisser faire, se relever seule. Faire juste savoir que vous êtes là en cas de besoin suffit souvent à donner les moyens de se reconstruire. Après seulement, si vraiment la personne le demande et qu’elle en a besoin, vous pouvez vous autoriser à agir plus concrètement.

Il existe un troisième point : les personnes toxiques. Tout le monde NE DOIT PAS être sauvé ! Dans certains cas de figure, la personne sauvée peut se révéler nocive au sauveur et se retourner contre lui. Pour sa propre protection, le sauveur doit savoir quand s’abstenir.

Regardez dans vos relations si vous reconnaissez ce cas de figure et voyez si vous pouvez revenir sur des bases plus saines. À la fois pour l’autre, mais aussi et surtout pour vous.

Jennifer

Une réponse à « Je t’ai sauvé, aime moi ! »

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