Les bonnes et les mauvaises choses


Conseils bien-être / mercredi, mars 4th, 2020

Temps de lecture estimé : 1-2 min.

Lorsqu’un évènement arrive dans notre vie, l’un de nos premiers réflexes est de porter un jugement : est-ce une bonne chose pour moi ? Qu’est-ce que ça apporte à ma vie ? Et bien souvent, ce jugement arrive trop tôt, sans le recul nécessaire à une pleine évaluation des conséquences qui en découlent.

Je l’ai déjà rapidement évoqué dans de précédents articles. Même les évènements les plus tragiques de notre vie peuvent avoir contribué à de grands changements, intervenus pour construire une meilleure version de nous-même. Un décès, un refus de poste … je suis intimement convaincue que les choses arrivent en temps et en heure (http://www.pattes-de-chat.com/un-temps-pour-chaque-chose-et-chaque-chose-a-sa-place/ ).

J’ai récemment eu une grande discussion à ce sujet avec une amie originaire du Laos qui m’a raconté une histoire (que je vais tenter de vous retranscrire de tête, merci de votre compréhension sur les éventuels oublis ou déformations ^^ ) :

C’est l’histoire d’un paysan, très pauvre, et de sa famille. Ils n’avaient d’un seul cheval. Un jour, le cheval partit sans que le paysan ne puisse le rattraper. Son voisin le plaignit en disant que, puisqu’il était pauvre et qu’il n’avait que ce seul cheval, c’était un grand malheur. Mais le paysan ne se prononça pas, disant qu’on en savait encore rien. Un jour, le cheval reparu avec un deuxième cheval, sauvage. Cette fois-ci le voisin se réjouit en disant que c’était merveilleux, le paysan avait maintenant deux chevaux ! Encore une fois ce dernier ne se prononça pas. Le fils du paysan voulu domestiquer le cheval sauvage et celui-ci le fit tomber. La jambe du jeune homme était brisée. Là encore, le voisin y vint de son commentaire en disant que c’était un grand malheur, que c’était arrivé par la faute de l’animal sauvage rapporté par le cheval fugueur. Le paysan resta neutre en rappelant qu’ils ne pouvaient pas encore savoir si c’était effectivement une mauvaise chose. Quelques jours plus tard, la guerre fût déclarée dans le pays et l’armée recruta tout les premiers nés en âge de se battre. Puisqu’il avait sa jambe brisée, le fils du paysan resta chez lui.

De nombreux évènements découlent d’encore d’autres. C’est un savant jeu de dominos. Les notions de bonne ou mauvaise chose n’ont pas lieu d’être sur le moment, ni plus tard, puisque nous n’aurons jamais la totalité de l’histoire. Nous ne pouvons simplement qu’accepter les évènements, avec les émotions qu’ils déclenchent en nous, et voir ce que cela va entraîner.

Lorsque nous portons ce jugement, nous prenons la décision de nous placer dans un camp, une émotion, et ainsi de risquer l’ascenseur émotionnel. En nous plaçant dans une position de non attente, d’acceptation et de confiance en la vie, nous ne sommes jamais déçus.

Il ne sert à rien de lutter, se révolter ou se réjouir outre mesure.

Composons avec ce que la vie nous apporte.

Jennifer

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