Votre métier vous rend-il heureux ?


COVID-19, Reconversion / lundi, avril 13th, 2020

Temps de lecture estimé : 4 min.

Je me mets à écrire cet article moins d’une heure après l’allocution du président de la république Emmanuel Macron. Je comptais simplement parler de reconversion professionnelle mais suite à son discours, cet article sera un peu plus orienté sur l’actualité.

Cette période de confinement pour lutter contre la propagation du SARS-COV2 oblige la plupart d’entre nous à télé-travailler ou à un chômage, total ou partiel.

C’est un fait sur lequel nous n’avons pas de prise. Lutter ou s’énerver n’y changerait strictement rien. Ça ne serait que dépense d’énergie et de temps inutiles, et les inquiétudes que cela engendre sont déjà suffisantes à occuper notre esprit.

Je repensais il y a quelques jours à ce conseil qu’un ami m’avait donné, suite à une de ses lectures de développement personnel. Je commençais à peine à réfléchir ma reconversion professionnelle et je ne savais pas encore vers quel domaine me diriger.
Il m’a demandé :

« Qu’est-ce que tu ferais de tes journées si tu n’avais pas à aller travailler, que tu avais tout le temps et l’argent dont tu as besoin? »

Et ça m’a fait penser à notre situation de confinement.
Le temps, nous l’avons. L’argent, c’est différent selon les cas mais quoiqu’il en soit, nous faisons déjà de notre mieux étant donné la situation. Nous avons donc ici l’occasion rêvée de réfléchir à cette question.

À l’époque, les premières réponses qui avaient fusé dans mon esprit étaient : regarder des films/séries, danser et voyager. Mon ami a rigolé et m’a dit « Non, prends le temps d’y réfléchir quelques jours ».

Si je continue mon parallèle avec le confinement, c’est exactement ce que nous avons tous fait : nous gaver de Netflix, Amazon prime, et ne rien faire, s’évader (confinement oblige, les voyages sont limités à l’enceinte de la maison ^^). Puis les jours ont passé et avec eux, nos occupations ont évolué.

Nous faisons naturellement le tri dans nos activités. Tandis que nous traînons les pieds à faire celles qui ne nous enchantent pas, nous nous jetons sur celles qui nous emballent. Et plus le temps passe, plus nous remettons à plus tard ce qui nous embête pour nous concentrer uniquement sur nos tâches favorites, devenues loisirs.

J’ai une nouvelle question pour vous : les activités reliées à votre travail, font elles partie des tâches remises à plus tard ? Ou bien avez vous pris de l’avance, tellement vous vous consacrez à elles ?

En d’autres mots : votre métier est-il un métier « plaisir » ? Est-ce qu’il vous rend heureux ? Pouvez-vous en toute honnêteté dire « Oui, je vis d’un métier qui me donne envie de me lever le matin » ?

Un mot m’a marquée ce soir dans le discours de notre président. Il parlait de la solidarité mise en place dans le pays et du fait que les métiers se « ré-inventent ».

Oui, aujourd’hui nous voilà face à une situation qui nous permet de réinventer nos métiers.
Tout d’abord pour continuer une activité, malgré le confinement.
Ensuite, par solidarité, comme souligné dans l’allocution : j’ai l’exemple en tête de la marque « Comme avant » de cosmétiques naturels qui fait don de crèmes pour les mains au personnel soignant. Ou bien de l’association « Le défi du cœur » qui, au lieu d’achat et mise en place de défibrillateurs, s’est reconvertie dans la fabrication de masques et blouses, centralise et redistribue le matériel nécessaire à leur fabrication.
Enfin, il y a la réinvention de nos métiers par leur diversification, afin qu’ils correspondent plus à nos valeurs, nos goûts et envies.

Alors, et vous ? Vous sentez-vous en adéquation avec votre métier actuel ? Ou bien est-il temps de le faire évoluer ?

Jennifer

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